Montceau a cette chance d’offrir à sa population un centre-ville à l’image des villes traditionnelles d’Europe : un centre-ville qui est à la fois un lieu de services publics et privés, rassemblés, mais surtout un lieu de rencontre, de vie commune, d’urbanité pour toute sa population, voire au-delà. De plus ce centre-ville bénéficie d’un urbanisme lisible et agréable structuré le long du canal et de quelques places symboliques.
Dès son arrivée à la mairie, Marie-Claude Jarrot a choisi de ne plus s’intéresser à cet atout ni dans sa configuration originale, ni d’ailleurs avec son élargissement de l’autre côté du Canal, engagé pourtant depuis longtemps avec l’Embarcadère mais surtout avec le quartier des Equipages.
Nous souhaitons sortir de cet immobilisme que nous jugeons préjudiciable.
De plus, chacun comprend aujourd’hui que le dérèglement climatique devient une composante essentielle de l’urbanisme, à la fois pour en réduire les causes (diminution des gaz à effet de serre) et pour en alléger les conséquences, comme les îlots de chaleur ou la diminution de la biodiversité. Malgré nos moyens très réduits, l’idée est de montrer que des citoyens peuvent aussi faire des propositions si on les mobilise.
Ainsi le vendredi 20 octobre dernier, les participants ont planché sur le sujet en réfléchissant à des propositions concrètes pour un centre-ville redynamisé et « durable ».
L’objectif n’était pas de définir le plan de la ville à 2050, mais d’identifier des pistes à explorer et de réfléchir à des propositions de pistes d’aménagement au sens large (opérations, réglementations limitatives et incitatives, orientations, concours, expérimentations, actions de sensibilisation…) ET/OU identifier des exemples pouvant servir de références et s’adapter à la ville à 2 échelles :
- A l’échelle micro : carrefour, places, berges…
- A l’échelle du centre-ville.
Deux groupes ont été constitués (groupe 1 : Adapter la ville au changement climatique / groupe 2 : valoriser les espaces publics et les activités) et ont travaillé séparément, pour ensuite présenter leurs propositions.
Que peut-on retenir de ce premier atelier ?
- Le « périmètre » du Centre-ville a été une des questions centrales.
S’il paraît difficile aujourd’hui de ne pas y intégrer les Equipages, il paraît aussi difficile de ne pas améliorer fortement les liaisons, en particulier douces et vertes, avec les secteurs commerciaux en grande proximité comme l’« ex-Jardiland », la Neuvième et Leclerc.
La volonté s’est aussi exprimée de s’attacher à construire une liaison majeure directe et douce elle-aussi entre le Centre-ville et les Grands Parcs. L’implantation du cinéma et son aménagement périphérique doit intégrer cette perspective.
- L’adaptation du centre-ville au réchauffement climatique passe nécessairement par plus de végétal présent : Toitures, façades, plantations, sols, mais aussi il a été proposé que la liaison avec les Grands parcs se concrétise autour d’une large coulée verte. La mise en valeur et en visibilité de la Bourbince a aussi été proposée.
- Piétons, vélos voitures, voitures piétons vélos…Quelles priorités, quel équilibre construire ? Constat a été fait que la situation actuelle ne favorisait que la voiture.
Sur les quatre axes longitudinaux de circulation, près de 3,5 sont des voiries urbaines limitées à 50km/h et de forme quasi routière…La circulation piétonne n’y existe que sur des trottoirs, et les vélos… ??? Cette priorité voiture doit être revue et l’espace public mieux partagé.
Ce travail mérite d’être poursuivi et il est fort probable qu’une série d’ateliers soient organisés.
Ceux-ci seront organisés sous des formats différents, certains plus ouverts et d’autres plus ciblés. La question commerciale, celle des loyers du centre-ville, celle du logement et du bâti en CV ou du bilan de « Cœur de ville » seront à l’ordre du jour.
L’ensemble des éléments ressortis au cours de ces ateliers feront alors l’objet d’une synthèse qui sera diffusée.







