
Des inquiétudes sur les finances, des services municipaux dégradés, …
Les élus d’Énergies Citoyennes, siégeant dans l’opposition au conseil municipal de Montceau-les-Mines, Éric Commeau et Hélène Touillon, Nicolas Bonnand (en Visio) ont tenu un point presse ce samedi après-midi dans leur local, rue de la Fontaine.
Une conférence de rentrée et post-conseil municipal dans un contexte qui a évolué au cours des derniers mois : élections européennes, dissolution, élections législatives, … « Un séisme sur la circonscription qui passe au RN. On le sentait venir, c’est arrivé ! », déplore Éric Commeau. « La Maire est battue dans sa propre ville avec des déclarations ambiguës pendant les deux tours. Le RN multiplie par deux son score ».
« Si comme le dit M.C Jarrot, l’opposition ne voit que le verre à moitié vide, tout n’est pas imputable à la majorité municipale ».
L’élu a une pensée pour les salariés de Géant Casino et également pour ceux d’Orange qui ont subi un traumatisant braquage jeudi dernier.
« Cependant les choses ne vont pas comme elles devraient aller ».
Trois points seront abordés au cours de cet échange :
→ les aspects budgétaires, une dérive qui amène à des exercices hallucinants avec la SEM.
→ des services publics municipaux qui se dégradent
→ L’écomusée
La question budgétaire…
« On joue notre rôle. Le PPI (Plan Pluriannuel d’Investissement) est un outil de pilotage qui est utilisé comme un élément de propagande de conseil en conseil par M.C Jarrot : il enregistre 1 million d’euros de plus au dernier conseil, 7,5 millions d’euros depuis un an avec un PPI au départ, qui était surdimensionné », explique Éric Commeau.
« Pour les investissements, on assiste à des manipulations. On va vendre pour 2,7 millions d’euros de bâtiments à cette SEM (société d’économie mixte) dont la ville est le principal actionnaire. La SEM n’a pas d’argent. Qui va prêter à la SEM ? Qui va garantir les emprunts ?
On est dans la cavalerie ! 3,7 millions d’euros d’emprunts supplémentaires pour 2024… Je n’ai jamais vu cette façon de se refiler de la dette.
On va alerter le préfet pour savoir si ce fonctionnement respecte le code des finances publiques. On est inquiet. On saisira donc le préfet pour qu’il regarde objectivement et qui pourra saisir la chambre régionale des comptes ».
Nicolas Bonnand rajoute : « Ce sont des pratiques des années 80/90. Est-ce que c’est dans les règles. Il serait plus pertinent de travailler avec des sociétés ayant plus de capital. Ce schéma est incompréhensible pour déporter de la dette. La population nous interpelle sur cette situation.
Par exemple, la vente de l’ancien cinéma les Plessis. La ville veut maintenant le racheter ».
« L’établissement public foncier (EPF) pourrait gérer cette affaire. Pourquoi Mme Jarrot veut faire seule ? », poursuit E. Commeau.
« On est bien d’accord pour éviter les friches en centre-ville, mais pour faire quoi ? Quel projet ?
Quelle est la capacité d’auto-financement de la ville ?
L’État doit rappeler les règles. Les montcelliens s’interrogent et veulent comprendre ».
Hélène Touillon aborde le 2ème point concernant les services municipaux.
« La situation est tendue. On prend sur le budget de fonctionnement avec pour conséquence directe, une dégradation du service rendu au public.
Les départs, les arrêts maladie, les départs en retraite non-remplacés, la dématérialisation des démarches entraîne une baisse de l’amplitude des ouvertures des services.
Elle note la qualité du nouveau site de la ville mais les difficultés demeurent pour les personnes non-connectées.
La médiathèque ouverte uniquement le matin durant l’été. Les problèmes récurrents au centre nautique après le départ des techniciens, le service est assuré par Dalkia. Concernant le dosage de chlore. Les animateurs périscolaires moins nombreux, par exemple sur la restauration scolaire à l’école Jean Jaurès, 4 animateurs pour 100 enfants ».
« La municipalité ne s’est pas adaptée au changement de sociologie de la ville », ajoute E. Commeau.
L’élue invite les montcelliens à porter leurs témoignages et leurs doléances sur le site d’Énergies Citoyennes : https://energiescitoyennesmontceau.com/
Éric Commeau revient sur la disparition du TSB qui n’était déjà plus le TSB.
« Les agents ont fait avec les moyens mis à leur disposition.
Le BAM, c’est seulement trois concerts. Il n’y a plus rien de gratuit. N’appelons pas ça un festival. Il n’y a plus de festival à Montceau ! »
Nicolas Bonnand intervient sur la délibération portant sur l’Ecomusée, un sujet sur lequel on est intervenu. Une version que nous avons complétée. On a fait bouger les lignes.
Il ne s’agit pas de demander à étendre le périmètre puisque nous sommes déjà dans le périmètre éco muséal : le périmètre est celui de la CCM et le déséquilibre existant entre le nord e le sud.
Se reporter au 50ème anniversaire de l’écomusée, aucune manifestation sur la partie sud.
La ville doit être active et proposer des projets sur le traitement de la mémoire minière, par exemple. C’est un discours qu’il faut transmettre à la CCM qui a obligation de faire vivre le programme scientifique référent. Il serait temps de prendre en compte le bassin minier ».
Concernant les prochaines élections municipales, Éric Commeau indique : « Nous ne sommes pas en campagne. C’est en 2026. Pour l’heure, nous distribuons un document dans les boîtes aux lettres des montcelliens pour les 10 ans de mandat de MC Jarrot.
On essaie de se projeter vers l’avenir. Il faut changer d’équipe. On appelle au rassemblement de toutes les forces de gauche. On discute avec toutes les forces de gauche du bassin, sans à priori.
On a encore le temps. L’union est nécessaire. Avec la porosité, une liste extrême droite + la droite qui veut la chute de MC Jarrot n’est pas à exclure.
Mais, y aura-t-il de nouvelles élections législatives d’ici là ? »


